L'élargissement de l'aide médicale à mourir aux personnes souffrant de troubles mentaux est questionné, alors que le gouvernement fédéral fait le point sur ses orientations et que la Chambre des communes s'apprête à voter sur un projet de loi visant à exclure cette clientèle.
Invité à réagir, le Dr Georges L'Espérance, neurochirurgien et ex-président de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, salue d'abord l'avancée fédérale sur les demandes anticipées, tout en déplorant le maintien de l'exclusion des troubles mentaux.
Selon lui, cette décision va à l'encontre des décisions judiciaires antérieures et fait porter un fardeau indu sur des patients vulnérables, contraints de se tourner vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits.
Quel est le décalage entre la position fédérale et le consensus québécois sur cet enjeu sociétal?
Écoutez Dr Georges L'Espérance, neurochirurgien et ex-président de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, mercredi midi à La commission.
«Je trouve ça désolant de maintenir cette exclusion qui, encore une fois selon tous les gens qui ont étudié ça depuis longtemps, va contre l'avis de la Cour suprême de 2015 et pourrait être considérée comme anticonstitutionnelle.»