Le premier ministre du Québec François Legault a annoncé mercredi matin sa démission.
Il a annoncé rester en poste tant que son sucesseur au poste de chef de la Coallition Avenir Québec (CAQ) n'a pas été élu.
Il est aussi revenu sur les progrès qui ont été faits en Économie, en Santé, en Éducation et sur les partenariats qui ont été faits avec des entreprises internationales.
De Air Transat à la politique
Comptable de formation, le politicien de 68 ans, a travaillé chez Nationair et Quebecair avant de fonder Air Transat en 1986.
François Legault est entré en politique en devenant ministre de l'Industrie alors que Lucien Bouchard était premier ministre en septembre 1998. Il sera élu député en novembre de la même année.
En tout, les citoyens des circonscriptions de Rousseau et de l'Assomption vont lui accorder leur confiance à huit reprises.
Par la suite, François Legault va assumer plusieurs autres responsabilités notamment au Conseil du trésor, à l'Éducation, à l'Emploi et la Santé.
Il devient finalement chef de la Coalition avenir Québec en 2011.
Un sondage fatal?
Mercredi matin, un nouveau sondage Pallas Data-Qc125-L'actualité plaçait la CAQ à nouveau très bas dans les intentions de vote aux prochaines élections provinciales. Le parti de François Legault obtenait seulement 11% des appuis.
Le Parti québécois continue de dominer avec 34% des intentions de vote. Il est suivi par le parti libéral avec 24% des appuis.
Ecoutez Alexis et Catherine commentez les résultats mercredu matin avant la démission de Legault.
Une opportunité pour les conservateurs?
Invité en ondes, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, juge la démission prévisible vu l’effondrement de la Coalition avenir Québec dans les sondages.
Il estime que Legault était le « ciment » du parti et que son départ expose ses divisions internes.
Écoutez l'entrevue accordée à Éric Duhaime dans Dubé/Renaud-Martin...
Des réactions en région
L'ex-député du parti Québecois, Luc Trudel explique que le parcours et les choix de François Legault, inspirés de ses débuts au PQ, ont fini par le rattraper, surtout après des décisions contestées en santé et une perte de confiance.
Yves Lévesque retient surtout le courage de Legault et l’accumulation des sondages négatifs et des départs internes qui ont rendu son départ inévitable.
Également, l'ex-député libéral Pierre‑Michel Auger estime que la CAQ doit éviter à tout prix une élection partielle après le départ de François Legault, ce qui explique pourquoi il resterait en poste jusqu’à la désignation d’un successeur.
Une journée chargée pour les chroniqueurs politiques
Alain Rayes estime que le fait que François Legault reste en poste jusqu’à la nomination d’un successeur complique inutilement la transition et la course à la chefferie de la CAQ.
À l’interne, le départ est vécu avec beaucoup d’émotion, mais aussi comme un soulagement pour des députés qui savaient que le parti devait tourner la page.