L'engagement du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon d'insérer un minimum de trois semaines de vacances dans les normes du travail suscite des réactions contrastées à travers le Québec.
Alors que les employés bénéficiant d'un à trois ans d'ancienneté y voient un gain pour la santé mentale et la productivité, le milieu des affaires tire la sonnette d'alarme.
Écoutez Me Claude Gravel, avocat en droit du travail, à ce sujet au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez jeudi.
«La majoration à une troisième semaine [...] si d'un côté pour les travailleurs, ça peut être perçu comme une très bonne nouvelle, du côté économique, ça va venir exercer un poids additionnel sur plusieurs petits employeurs.»
Michelle Llambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du Conseil du Patronat du Québec, souligne les défis majeurs pour les PME.
«Dans un contexte où la majorité des entreprises connaissent des pénuries de main-d'œuvre, l'ajout d'une semaine de vacances soulève des questions importantes sur la capacité des PME à maintenir leurs activités et absorber les coûts.»