Les policiers et l'ensemble des professionnels de la sécurité publique font face à un risque élevé de détresse psychologique, en raison de la nature traumatisante et éprouvante de leur travail.
Selon de récentes données, près d'un travailleur sur deux présente des symptômes liés à un trouble de santé mentale, et la prévalence du trouble de stress post-traumatique est dix fois plus élevée chez les policiers et policières que dans la population générale.
Écoutez la professeure au Département de psychoéducation et de travail social de l'Université du Québec à Trois-Rivières et co-autrice de, La santé psychologique du personnel de la sécurité publique/Regard sur les policières et les policiers, Annie Gendron, à ce sujet, lundi à L'Instinct Marie-Eve.
Elle ajoute que si la parole se libère peu à peu, la fatigue de compassion et le manque de ressources adaptées demeurent d'importants défis pour ces intervenants exposés au quotidien à la détresse humaine.
«On ne pense pas nécessairement qu'en dessous de l'uniforme, en dessous de la veste pare-balles, il y a une personne humaine qui a ses propres réalités, ses propres difficultés et qui, chaque jour, se prête à l'exercice d'essayer de faire régner la paix et qui, malheureusement, sera exposé aussi à la grande détresse humaine, à des situations très difficiles.»