Jacques Roy, professeur émérite en gestion des transports à HEC Montréal, figure parmi les trois universitaires ayant publié une lettre ouverte dans La Presse contestant la viabilité financière et les projections de la société Alto pour son projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto.
Il soutient que les coûts réels de construction du TGV pourraient atteindre 120 milliards de dollars — en se basant sur des projets européens similaires —, soit nettement plus que les 60 à 90 milliards réclamés ou projetés par Alto.
De plus, il remet en question l'analyse-bénéfices-coûts, soulignant que les bénéfices directs de 48,5 milliards ne suffisent pas à justifier un tel investissement.
Il qualifie également d’«irréalistes» et de «science-fiction» les prévisions d'achalandage d'Alto (24 millions de passagers en 2055).
Que préconise-t-il, plutôt que le TGV?
Écoutez Jacques Roy, professeur émérite en gestion des transports à HEC Montréal, au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez mardi.