Il est difficile de rester indifférent quand on enquête sur des dossiers d'abus et d'exploitation sexuels de mineurs.
Même les policiers peuvent craquer devant des images d'abus sexuels d'enfants, rapporte l'inspectrice au SPVQ Marie-Manon Savard.
«On peut devenir paranoïaque», explique-t-elle, ajoutant avoir déjà été aux aguets parmi ses proches tellement son travail l'impacte.
Il faut que la police regarde des photos et vidéos d'agressions sur mineurs «comme au catalogue», indique-t-elle, étant consciente que se désensibiliser peut se révéler malsain à certains égards.
«Ce ne sont pas des gens qui sont baveux ou arrogants en majorité. Ils ne cherchent pas la confrontation [...] Dans toute situation, il y a des gens qui peuvent se réhabiliter et d'autres non.»
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