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«Le bateau de l’Impact s’en va à la dérive» - Jeremy Filosa

«Le bateau de l’Impact s’en va à la dérive» - Jeremy Filosa

Lorsque l’Impact a annoncé devoir s’exiler aux États-Unis pour le reste de la saison, on savait que Thierry Henry allait avoir une très lourde tâche sur ses épaules. Depuis le début de l’exode, on a tranquillement commencé à voir le club piquer du nez, mais il fallait s’y attendre.

Mercredi soir, en perdant 3-2 face au Revolution, l’Impact a peut-être encaissé les derniers coups qui mettront le clou dans le cercueil du club dans cette course aux séries.

Les faits sont les faits

Commençons avec le départ de Saphir Taïder. Sur le fond, l’Impact a réussi un coup intéressant pour l’avenir de l’équipe, libérant un gros montant de sa masse et aussi une place de joueur désigné. Mais le timing pour Henry est épouvantable. Il perd un de ses joueurs les plus importants alors qu’il en a besoin le plus.

Ensuite le gardien Clément Diop doit rentrer en France pour des raisons personnelles. On comprend que pour des joueurs qui n’ont pas vu certains membres de leur famille depuis près de 10 mois, à un moment donné, ce sont des choses qui peuvent arriver.

On connaît tous la situation en France, et ce n’est pas demain que Diop pourra réintégrer le groupe, lui qui devra se mettre en quarantaine pendant 10 jours à son retour, avant de pouvoir revenir dans la formation.

Luis Binks sera suspendu pour le prochain match à cause d’accumulation de cartons jaunes. Et avec la blessure de Rod Fanni, la défensive centrale sera probablement composée de Rudy Camacho, Joël Waterman et Karifa Yao lors du prochain match.

Henry ne s’est pas aidé

Henry a été placé dans une situation impossible, et plusieurs éléments sont hors de son contrôle. Mais les récentes blessures à Zachary Brault-Guillard et Rod Fanni lui reviennent. Même dans des matchs hors de portée, Brault-Guillard est rarement sorti du terrain. Et Rod Fanni, 38 ans, qu’on a laissé moisir sur le banc pendant plusieurs semaines, a finalement été jeté dans la mêlée comme partant quatre fois de suite en 12 jours!

Pourquoi ne pas avoir permuté avec Waterman ou Yao à l’occasion lors de cette séquence?

Non seulement cela, mais on voit aussi que les chevaux de bataille au milieu de terrain Samuel Piette et Victor Wanyama ne sont plus eux même. La fatigue les a aussi rattrapés.

Non Henry n’est pas à blâmer pour tous les déboires du club, mais sa gestion de l’effectif et son entêtement à ne pas faire tourner l’alignement lors du premier voyage de la phase deux a grandement empiré la situation.

Les signes de la fatigue que l’on a vus à la fin du dernier voyage refont surface lors de celui-ci, et ce n’est clairement pas bon signe. 

La suite des choses

Lors du match d’hier, l’Impact a laissé deux cases vides sur la feuille de match. On n’a pas été en mesure d’habiller plus que 18 joueurs, alors qu’un alignement complet en MLS, en ces temps de pandémie, en compte normalement 20.

Si personne n’est en mesure de revenir au jeu samedi face à Miami, on tombera à 16, avec les pertes de Binks et Fanni. Ça, c’est si personne d’autre ne tombe au combat d’ici là.

C’est une situation plus que désolante pour l’Impact. On le sent lors des points de presse, c’est très lourd pour les joueurs et les entraineurs qui sont clairement à bout de ressources. 

L’avance de l’Impact sur la 11e place fond à vue d’œil. Le bon début de saison est maintenant chose du passé. Un seul point sépare l’Impact qui est 9e, d’une exclusion du portrait des séries. Et avec les éléments que l’on a en place, il serait surprenant de voir l’Impact renverser la vapeur. 

On va se le dire, si l’Impact arrive à se classer pour les séries, ce sera un miracle.

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