12x12 close outline12x12 edit12x12 headphones12x12 headphones outline12x12 pause outline12x12 pause12x12 play outline12x12 play12x12 stop12x12 stop outline12x12 envelope12x12 video outline12x12 download outline12x12 share outline12x12 share12x12 caret up outline12x12 caret right outline12x12 caret left outline12x12 caret down outline16x16 arrow right16x16 arrow left16x16 back to top16x16 caret up16x16 caret right16x16 caret left16x16 caret down16x16 check16x16 clock16x16 download16x16 envelope16x16 heart16x16 headphones16x16 info16x16 map pointer16x16 music16x16 pause16x16 phone16x16 photo16x16 play16x16 print16x16 search16x16 stop16x16 share16x16 warning16x16 talk16x16 user16x16 overflow horizontal16x16 overflow vertical16x16 microphone16x16 arrow left outline16x16 arrow right outline16x16 caret down outline16x16 caret top outline16x16 caret left outline16x16 caret right outline16x16 calendar outline16x16 headphones outline16x16 info outline16x16 pause outline16x16 play outline16x16 stop outline16x16 user outline16x16 warning outline16x16 apple16x16 facebook16x16 google16x16 instagram16x16 rss16x16 twitter16x16 youtube16x16 maboutiqueradio16x16 cart16x16 thumbs down16x16 thumbs up16x16 volume down16x16 mute16x16 volume up16x16 close
  • Accueil
  • Nick De Santis | Le mercato et le directeur sportif

Nick De Santis | Le mercato et le directeur sportif

Nick De Santis | Le mercato et le directeur sportifNick De Santis (Photo fournie par Louis-Philippe Trozzo | Victoire* Notre culture soccer)

Olivier Giroud, Edinson Cavani, toujours et encore Neymar… Les attaquants animent une fois de plus le mercato d’hiver cette année.

Pendant que le marché des transfert s’agite en Europe, de l’autre côté de l’Atlantique, en MLS, les équipes pensent déjà à la mouture 2020 de leurs formations respectives…

Et on imagine que les équipes qui ont leur billet pour la Ligue des champions de la CONCACAF, comme l’Impact de Montréal, s’attèlent déjà à dénicher de nouvelles recrues.

Alors en cette période de l’année où la moindre rumeur au sujet d’un joueur déchaîne les passions du partisan impatient, Victoire* a jugé que l’occasion était idéale pour demander à notre nouveau collaborateur émérite de nous démêler tout ça.

Avec l’expérience qu’il a à ce poste et ses renseignements privilégiés, Nick De Santis démystifie pour nous le rôle du directeur sportif, en plus d’y aller de quelques prédictions sur l’avenir nébuleux de certains joueurs. Dont plusieurs de l’Impact…

Voici un condensé de la conversation entre notre rédacteur en chef, Louis-Philippe Trozzo, et l’ancien directeur sportif du Bleu-blanc-noir.

Le rôle du directeur sportif est plutôt mystérieux pour de nombreux fans… C’est un travailleur de l’ombre dont on sait peu de choses. Peux-tu nous expliquer en quoi consiste son travail ?

Un directeur sportif, avant tout, il a un réseau de recruteurs. Il a habituellement six ou sept recruteurs qui vont être responsables de différents marchés.

Il y en a un, par exemple, pour l’Est de l’Europe, d’autres qui suivent les plus grands championnats européens, ceux responsables du marché sud-américain…

Et à chaque trois, quatre semaines, ils se réunissent. Le directeur sportif convie tout le monde et il présente à ses recruteurs les profils qu’il cherche pour améliorer l’équipe. Chaque recruteur commence alors à parler des joueurs qu’ils ont pu observer et qui correspondent aux demandes du DS.

Ils discutent de leur situation contractuelle, de leurs performances sur le terrain. Ces joueurs sont ensuite mis dans une base de données afin que les autres recruteurs puissent aussi les évaluer. À partir de là, le directeur sportif écoute les différentes opinions à propos des joueurs, il accumule le plus d’information possible et, en bout de ligne, il tranche.

Parmi les joueurs pistés, est-ce possible qu’aucun ne satisfasse le DS ? Ou alors les contraintes de l’équipe ?

Tu sais, le foot, ce sont des moments. Le directeur sportif, il est toujours au téléphone avec des agents, avec des clubs… parce que ça se peut qu’il y ait une situation qui fasse qu’une équipe veuille vendre un joueur. Ou alors, tu entends qu’il y a un joueur qui n’est pas content de jouer là où il est. Il y a alors peut-être un coup à jouer.

C’est complètement différent du sport nord-américain. Complètement ! Le sport nord-américain ça passe par le repêchage, les transactions… Le foot, c’est mondial ! C’est global ! Un directeur sportif est ouvert à tellement de différents marchés avec tellement de différentes situations…

Alors comment tirer son épingle du jeu quand il y a des clubs qui recrutent à travers la planète ? Comment savoir où donner de la tête ? 

Les réseaux de contacts sont d’autant plus importants pour les petits clubs, qui ont des moyens plus limités, car ils doivent aller chercher encore plus loin et encore plus jeune.

Le joueur brésilien de 19-20 ans… le bonbon… il va être pris par les géants en Europe. Les petits clubs doivent donc recruter dans des marchés plus nichés comme la Finlande, la Hongrie… l’Estonie… l’Ukraine… où les grands clubs n’iront pas nécessairement. C’est la réalité des plus petits clubs.

Le Real Madrid a plus d’antennes, c’est certain… mais ils ne vont pas perdre trop de temps sur le joueur à 1 million et demi de dollars de la Hongrie.

Ils vont viser des joueurs comme le Brésilien Reinier Jesus, à Flamengo, qu’on annonce cette semaine au Real Madrid.

Voilà ! Cela dit, je peux te dire qu’il y a des clubs en MLS qui visent les mêmes jeunes argentins et uruguayens que certains des plus gros clubs en Europe. Je te l’assure parce que je le sais. Les Inter Miami, les Atlanta… ils visent des joueurs importants en Amérique du Sud. 

Les plus gros transferts en MLS sont à prévoir ce mercato-ci ou au mercato d’été ?

Cette fenêtre-ci en MLS a ses avantages et ses inconvénients.

Les équipes de la MLS qui cherchent des joueurs, elles n’ont pas les meilleures options. C’est beaucoup plus facile en juin parce qu’il y a beaucoup plus d’occasions, entre autres à cause des fins de contrat en Europe. Mais en Amérique du Sud, à ce moment-ci, le plus souvent, ils vendent. Et il y a aussi toujours l’option du prêt avec option d’achat. Là encore, il ne faut pas compromettre les années suivantes avec l’option…

Le championnat nord-américain peut être assez complexe… Les montants d’allocation générale, le plafond salarial, les places de joueurs internationaux… Le DS n’a donc d’autre choix que d’établir une liste de priorités.

Que devraient être celles de l’Impact pour la saison 2020 selon toi ?

Je pense qu’ils doivent bâtir d’en arrière. En défense centrale… et même latérale. Bacary Sagna ne reviendra pas. Au poste de latéral gauche aussi, c’est défaillant.

Le numéro 9 percutant que les partisans attendent depuis quelques années à Montréal doit donc encore se faire attendre ?

Peut-être un attaquant de haut niveau, oui, mais ça dépend de l’identité que le club veut avoir sur le terrain… Ça dépend de la façon dont Thierry Henry va jouer Piatti et Bojan… comment il les voit interagir sur le terrain. Parce que ce sont les deux joueurs les plus importants de l’équipe. Puis, ça dépend aussi de si Lappalainen et Okwonkwo reviennent. Bojan, pour moi, il ne peut jouer qu’à une position et c’est derrière l’attaquant. 

Lorsque tu étais DS, tu travaillais conjointement avec Bologne, le club sœur de l’Impact. As-tu eu vent de ce qui pourrait advenir de Lappalainen et Okwonkwo ?

De ce que je vois se profiler, je pense qu’ils vont être prêtés de nouveau à l’Impact la saison prochaine. La seule chose que je peux te dire, à travers mes expériences, c’est que ce n’est pas facile de convaincre des jeunes comme eux de rester en MLS.

Les partisans du club se disent que c’est tout simple : « Il y a Bologne et il y a l’Impact. Facile ! On prend les joueurs de Bologne qui ne jouent pas et on les amène à l’Impact. »

Ça ne marche pas comme ça.

Le jeune, son rêve, c’est la plus haute scène du monde. C’est l’Europe. C’est un cliché mais il pense qu’il perd de la valeur en venant ici. Alors moi, avant, mon travail, c’était de convaincre ces joueurs-là de choisir Montréal.

Alors quels sont donc les attraits de Montréal ? Quels arguments pour convaincre un joueur de choisir la ville ?

Pour les joueurs comme Taïder qui viennent ici avec leurs familles à 25-26 ans… c’est l’école pour les enfants, la sécurité en ville, le transport, l’organisation de la ville, l’effervescence… Pour beaucoup de joueurs, ici, c’est un autre monde.

Pour les joueurs français, belges, suisses… la culture francophone joue aussi pour beaucoup.

Pour un jeune, avant tout, c’est le temps de jeu. Jouer devant 20 000 personnes dans des nouveaux stades plutôt que d’être prêté en 2e ou 3e division italienne, où les conditions ne sont pas les meilleures…

Et pour un DP, c’est lui faire comprendre que l’équipe va être bâtie autour de lui.

Est-ce que la neige et le temps froid de Montréal refroidissent les ardeurs de plusieurs joueurs ? Est-ce que Montréal a de la difficulté à s’établir comme une destination « hot » parce qu’elle n’a pas la plage de la Floride ou le soleil de la Californie à offrir, par exemple ?

Montréal, c’est toujours compliqué. Oui à cause de la température, mais pas que ça. Il y a aussi les taxes. Les joueurs sud-américains et européens, ils parlent surtout en « net ». Ce n’est pas comme ici, en Amérique du Nord, où tu parles de 4 millions de dollars imposés à 50%. Eux, quand ils parlent de 4 millions, ce sont 4 millions. Point. 

Beaucoup de gens parlent du manque de parité en MLS… Là, si tu t’en vas en Floride, tu payes seulement 20% d’impôt…

C’est quelque chose qui peut rapidement mettre le club en difficulté, parce que faire venir un joueur coûte plus d’argent et ça prend donc plus de place sur la masse salariale.

Côté parité, il y a aussi les fameuses green cards qui posent problème…

Il y a beaucoup de choses qui n’aident pas. Mais je ne peux pas penser à un seul joueur qui soit venu ici et qui se soit plaint de la qualité de vie. Aujourd’hui, Taïder, il veut rester ici le plus longtemps possible. À cause de la qualité de vie pour sa famille, de la mentalité des gens, de la culture…. C’était la même chose pour Nacho. C’est aussi ça le travail d’un directeur sportif.

Thierry Henry à la barre de l’équipe, c’est un nouvel argument convaincant ?

Pour moi, « l’effet Henry » peut jouer un rôle important, oui. Mais c’est un élément parmi d’autres. C’est sûr qu’un joueur qui se retrouve au bout du fil avec Thierry, il va l’écouter. Après, ça dépend de ce que Thierry lui promet et de la philosophie du club…

RESTERA, RESTERA PAS?

Nick De Santis a évidemment une vaste expérience et des renseignements privilégiés. Je lui ai donc proposé une partie de « Restera, restera pas ». Il a répondu au meilleur de ses connaissances et dans la mesure du possible, bien sûr…

Nacho Piatti, à l’Impact, RESTERA ou RESTERA PAS jusqu’à la fin de l’année ?

Restera.

Il ne partira donc pas cet été ?

Non.

Et restera ou ne restera-t-il pas la saison suivante ?

Pas sûr.

Faut-il faire venir son remplaçant dès cette saison ?

Oui, mais ça peut être difficile de faire venir un joueur de qualité si l’équipe n’a pas l’espace nécessaire sous le plafond salarial. Aujourd’hui, en MLS, avec des joueurs à 1 million ou 2 millions de dollars, tu n’obtiens pas beaucoup de garanties. La réalité de la ligue a changé…

Avec des équipes comme Atlanta qui commencent à dépenser 10 à 15 millions pour des joueurs, les autres équipes commencent à voir les joueurs à 1 ou 2 millions comme flipper un 25¢.

Alors selon toi, est-ce que ça prend absolument une star à Montréal ? Qu’est-ce qui séduit le public québécois ? 

De l’expérience que j’ai eue ici, pour moi, ça prend des joueurs de qualité, pas nécessairement des stars, mais des joueurs qui font en sorte que l’équipe gagne.

Il faut dire que les partisans de Montréal se sont habitués à voir des Di Vaio, des Nesta, des Drogba.

Drogba, ça a été un effet hors du commun. Quand il est arrivé ici, tout le monde a vécu quelque chose de spécial… On allait tous au match avec des frissons. Et là, les spectateurs se sont habitués. Mais on ne peut pas en rester là, parce que Drogba, ça ne va arriver que de temps en temps.

Il ne faut pas non plus oublier Piatti ! C’est aussi lui qui a donné le goût et l’amour du soccer aux Québécois. Avec sa qualité technique, d’abord, mais aussi sa qualité humaine.

Il faut donc aller chercher des joueurs de bon niveau – ça, c’est nécessaire parce que les partisans québécois ont maintenant un bon sens du jeu – mais ça n’a pas nécessairement besoin d’être de grands noms.

Mais est-ce que les Montréalais rêvent encore à ça ? Oui ! Parce que tu les as touchés. 

Zachary Brault-Guillard, restera ou restera pas ?

Il restera. Ses droits appartiennent à Lyon et je ne penserais pas qu’ils aient reçu des offres pour Zachary. Il y a certainement quelques clubs qui l’ont suivi par contre.

L’an dernier, il a quand même été élu meilleur jeune joueur canadien du championnat canadien…

Oui, mais il ne se bat pas encore pour une place de titulaire avec l’OL. Ils attendent de voir s’il y a des clubs qui vont offrir de l’acheter… probablement en deuxième division en France ou ailleurs… Alors s’il n’y a pas de réel intérêt, l’OL va le prêter de nouveau.

Puis pour lui, c’est mieux de rester ici. Soit il bataille pour un poste de titulaire à Montréal, soit c’est encore un remplaçant qui ne va faire que quelques minutes à l’âge qu’il a… 

VIENDRA, VIENDRA PAS

Bon, on vire le jeu à l’envers… Maintenant, on joue plutôt à viendra, viendra pas…

Modrić pisté par D.C. United… 

Pour moi, Modrić, il viendra en MLS.

Maintenant, est-ce que ce sera en janvier ? Je ne suis pas sûr. Mais il viendra en MLS.

Un Ballon d’or si récent qui arriverait en MLS, ça signifierait quoi pour la ligue ? Kakà est arrivé bien après son titre…

Pour moi, ça dépend toujours de la mentalité du joueur. Modrić pourrait regarder la situation de deux façons. « Non, moi je suis encore un joueur de haut niveau en Europe » ou alors « Moi, j’ai tout fait, j’ai 34 ans, il y a une ligue en Amérique du Nord qui m’appelle et moi je suis un fier compétiteur, alors je ne veux pas aller là à 37 ans. Je veux y aller quand je suis encore en bonne condition physique pour enflammer la ligue et la faire grandir de nouveau ». 

Viendra, viendra pas… Cavani à l’Inter Miami CF ?

Je pense qu’il serait une option pour Miami. Est-ce que le club serait prêt à lui ouvrir la porte? De ce que je vois et de ce que j’entends, oui. C’est un club qui va dépenser pour apporter des joueurs de haut, haut, haut niveau. À la fois des joueurs confirmés et des jeunes joueurs avec encore un grand potentiel. 

En direct de 11:00 à 18:00
1055
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.