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La coupe Stanley aux Blues: aussi la victoire des familles

La coupe Stanley aux Blues: aussi la victoire des famillesAP
L'attaquant David Perron

Aucun joueur de hockey ne soulève la coupe Stanley sans avoir une pensée pour ses parents qui ont guidé ses premiers pas dans le sport. La situation a prévalu encore une fois, mercredi soir, pour les familles de David Perron et e Samuel Blais, à la suite du triomphe des Blues de Saint-Louis.

Le vétéran attaquant Perron, 31 ans, originaire de Sherbrooke, et le  jeune Blais, 22 ans, de Montmagny, ont tous deux mis la main sur la coupe Stanley a des moments bien différents de leurs carrières.

Dans des entrevues distinctes avec Mario Langlois et Bernard Drainville, le père de David Perron, François Perron, et la mère de Samuel Blais, Marie-Josée Roy, parlent des dernières heures vécues dans un tourbillon.

« Je n’ai jamais vu ça », explique François Perron, en parlant de l’ambiance à Saint-Louis, où son fils David a vécu trois séjours depuis le début de sa carrière, soit de 2007 à 2013, en 2016-2017 et depuis son retour en 2018.

« Je suis venu toutes les années depuis 2007. Je n’ai jamais vu l’équipe avoir une bonne vibration de même. Même l’esprit d’équipe qu’il y avait dans l’équipe dernièrement, j’avais dit ça à David, ça, c’est bon pour vous. Je n’avais jamais vu ça dans l’équipe. »

Et pourquoi les Blues ont gagné plutôt que d’autres équipes cette année?

« J’en parle souvent avec David. Les cliques dans les équipes, ça fait beaucoup de dommages. On s’entend, le hockey, c’est un jeu d’équipe. Si tu ne penses pas dans le même sens, c’est dur de gagner. »

Histoire d’illustrer son point de vue, le père de David Perron y va de cette image.

« Plus tu gagnes cher, plus tu es bien syndiqué. Quand tu gagnes moins cher, tu n’es pas syndiqué. Il (le coach) va faire jouer le 6 millions $ avant toi. »

Une situation, visiblement, qui n’a pas prévalu chez les Blues dans la poussée de la demi-saison jusqu’à l’obtention de la coupe.

« Craig Berube est là pour quelque chose. Il parle à ses joueurs. Il est humain. Il pose des questions aux joueurs. Et le gardien (Jordan) Binnington, on ne l’oubliera pas non plus. »

«Tripper» en famille

Pour Marie-Josée Roy, la réussite de son fils qui a disputé un premier match professionnel avec les Blues en 2017 ne doit pas être uniquement mesurée par les années de formation.

« C’est sûr que ça a coûté beaucoup d’argent. C’est beaucoup de temps, que ça prend, aussi. Mais on a trippé aussi là-dedans avec Samuel toutes les fins de semaine. »

Après le triomphe des Blues, les familles avaient des paramètres bien précis à suivre.

« On avait eu comme consigne que l’on ne pouvait pas se rendre en bas avant que la photo d’équipe soit prise. Sur la patinoire, on cherchait Samuel, mais c’est lui qui nous a trouvés et on s’est sauté dans les bras. C’était un beau moment en famille.

« Samuel disait : « J’en reviens pas. Je viens de gagner la coupe Stanley. » On l’a félicité et on a pleuré un peu ensemble, aussi. »

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