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3e vague plus virulente | «La moyenne d’âge des patients a dû descendre de 10-15 ans»

3e vague plus virulente | «La moyenne d’âge des patients a dû descendre de 10-15 ans»Getty Images/E+/Tempura
Il manque de personnel aux soins intensifs et le point sur la vaccination

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Il manque de personnel aux soins intensifs et le point sur la vaccination

Dr François Marquis, chef de services des soins intensifs de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont  

Détails

Depuis un an, il est au cœur de la bataille contre la COVID-19. Alors que la troisième vague commence à frapper le Québec, Dr François Marquis observe que la COVID-19 affecte de plus en plus de jeunes patients. 

En entrevue avec Patrick Lagacé, Dr François Marquis, chef de services des soins intensifs de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, s’inquiète de voir à quel point les patients atteints de la COVID-19 sont de plus en plus jeunes. 

«La moyenne d’âge a dû descendre de 10-15 ans. Avant, c’était nos 75 ans et plus qui arrivaient de nos CHSLD, maintenant, ils sont tous vaccinés. On a vraiment des gens plus jeunes et qui n’ont pas d’antécédents. On a un gars de 30 ans qui a été extrêmement malade»

«Oui, ils ont plus de chances de survie, mais paradoxalement pour le système, comme ils sont plus jeunes, les hospitalisations sont plus longues, car les jeunes ont une grande capacité à tolérer la misère comme on dit. Ils peuvent rester très longtemps aux soins intensifs et après, c’est la réadaptation avec la physiothérapie et centre de convalescence. Et potentiellement, des gens qui vont garder des impacts sur leur vie pour des années à venir»

Pénurie d’infirmières

Le chef des soins intensifs déplore également que la pénurie d’infirmières et d’inhalothérapeutes complique la gestion des soins à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, une situation qui n’est pas unique à son lieu de travail. 

«Il n’y a pas tant d’admissions de plus ces temps-ci. Le problème, c’est qu’on n’a plus de places aux soins intensifs à cause du manque d’infirmières. J’ai beaucoup de lits libres, mais ce ne sont pas des lits disponibles et donc, les patients ont tendance à attendre à l’urgence. Habituellement, je roule avec 22-24 lits de soins intensifs, mais présentement, j’ai 14 lits de disponibles et là-dessus, 7 sont réservés pour la COVID-19. Essentiellement, j’ai 50% de mon unité qui est dédiée à la COVID. Et ça, c’est le résultat direct du manque d’infirmières et d’inhalothérapeutes»

«Dans le contexte d’une 3e vague où clairement, la hausse des cas est à venir, c’est certain que c’est inquiétant»

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