12x12 close outline12x12 edit12x12 headphones12x12 headphones outline12x12 pause outline12x12 pause12x12 play outline12x12 play12x12 stop12x12 stop outline12x12 envelope outline12x12 video outline12x12 download outline12x12 share outline12x12 share12x12 caret up outline12x12 caret right outline12x12 caret left outline12x12 caret down outline16x16 arrow right16x16 arrow left16x16 back to top16x16 caret up16x16 caret right16x16 caret left16x16 caret down16x16 check16x16 clock16x16 download16x16 envelope16x16 heart16x16 headphones16x16 info16x16 map pointer16x16 music16x16 pause16x16 phone16x16 photo16x16 play16x16 print16x16 search16x16 stop16x16 share16x16 warning16x16 talk16x16 user16x16 overflow horizontal16x16 overflow vertical16x16 microphone16x16 arrow left outline16x16 arrow right outline16x16 caret down outline16x16 caret top outline16x16 caret left outline16x16 caret right outline16x16 calendar outline16x16 headphones outline16x16 info outline16x16 pause outline16x16 play outline16x16 stop outline16x16 user outline16x16 warning outline16x16 apple16x16 facebook16x16 google16x16 instagram16x16 rss16x16 twitter16x16 youtube16x16 maboutiqueradio16x16 cart16x16 thumbs down16x16 thumbs up16x16 volume down16x16 mute16x16 volume up16x16 close16x16 spotify12x12 arrow left outline12x12 arrow right outline16x16 link12x12 photo outline16x16 google podcasts16x16 apple podcasts
  • Accueil
  • «Personne ne peut voir 500, 600 cadavres sans subir un choc» -Michèle Ouimet

«Personne ne peut voir 500, 600 cadavres sans subir un choc» -Michèle Ouimet

«Personne ne peut voir 500, 600 cadavres sans subir un choc» -Michèle OuimetPC/Jason Frason
Michèle Ouimet en 2016
Au cours de sa carrière, la journaliste Michèle Ouimet a parcouru le monde. Dans un nouveau livre intitulé Partir pour raconter, elle nous raconte ses expériences marquantes.

17:46

Au cours de sa longue carrière de journaliste pour le quotidien La Presse, la journaliste Michèle Ouimet a parcouru le monde en assurant la couverture de nombreux conflits internationaux.

Le Rwanda, Haïti, le Liban, l’Iran, l’Afghanistan sont au nombre des pays en crise qu’elle a visités durant près d’une trentaine d’années. Elle parle de ses expériences dans son livre Partir pour raconter.

Au micro de Patrick Lagacé à l’émission Le Québec maintenant, Michèle Ouimet admet que son expérience la plus ardue et la plus traumatisante fut celle qu’elle a vécue lors du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

« Le Rwanda, parce que le pays était dans un état de chaos inimaginable. Je n’avais pas d’expérience. J’improvisais. Juste rentrer au Rwanda était un casse-tête à n’en plus finir. Ce que j’ai vu, aussi…

« J’ai vu des centaines de cadavres qui étaient là depuis deux à trois semaines. J’ai eu un choc. Imagine l'odeur de 500, 600, 700 cadavres démembrés, dépecés sous le soleil de l’Afrique. Je n’avais pas encore découvert les vertus des somnifères... Ça a été très difficile. Personne ne peut voir 500, 600 cadavres sans subir un choc ».

La journaliste estime qu’elle aurait dû demander de l’aide à son retour à Montréal à l’époque, ce qu’elle n’a pas fait. Elle admet qu’aujourd’hui, elle gérerait les choses de façon différente.

Sa première couverture en Afghanistan sans internet en 1996, la visite de l’hôpital à Haïti après le tremblement de terre de 2010 sont quelques-unes de couvertures qui ont marqué la journaliste.

« Je lisais ton livre et je me disais : Tintin, c’est toi », a noté Patrick Lagacé.

« Non. Premièrement, je ne suis pas Belge... Et je ne suis pas une journaliste de guerre. Je couvrais les victimes collatérales. Je ne précipitais pas vers le danger comme les photographes. J’étais quand même assez prudente. »

Michèle Ouimet n’était peut-être pas sur la ligne de front, mais elle a néanmoins travaillé en banlieue des zones de guerres, dans des pays où il était dangereux d’aller. La journaliste s’est rendue dans des pays où il n’y a plus d’ordre social faire des entrevues avec des chefs de guerre.

Intrépide, à tout le moins.

« Oui, j’ai pris des décisions difficiles. Comme lors de la guerre du Liban, où je ne voulais pas rester à Beyrouth couvrir des camps de réfugiés. Je voulais dans le sud où étaient les combats. »

Un chapitre particulièrement touchant et dur du livre et le chapitre où Michèle Ouimet donne la parole à son conjoint et sa fille qui parlent de toutes les fois où ils ont eu peur pour elle.

« Ma fille m’a dit : « Maman, dans la vie, ce sont les mères qui sont inquiètent pour leurs enfants. Pas le contraire. Comment as-tu pu me faire vivre  ça à moi, ton enfant? » Et elle a eu peur que je meure. »

La journaliste parle de ce qu'il pourrait survenir en Afghanistan, de ses séquelles physiques qui l'ont - en partie - poussée à la retraite, de l'importance de planifier ladite retraite, avec, peut-être, ce conseil qui vaut pour tout le monde.

« Il faut aussi partir quand tout va bien. Ça, je trouve que c'est super important. Parce qu'il y en a qui étirent la sauce et qui deviennent des caricatures de ce qu'ils ont été. »

En direct de 22:00 à 00:00
0
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.