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Procès de la belle-mère de la fillette de Granby

Le dernier mot au procureur de la Couronne

Le dernier mot au procureur de la Couronne
Le procureur de la Couronne Me Jean-Sébastien Bussière
106,9 Mauricie

Le procès de la belle-mère de la fillette de Granby tire à sa fin.

Les avocats ont fini de plaider leurs arguments devant le jury au procès de la belle-mère de la fillette de Granby.

Le juge leur donnera ses consignes demain avant de les laisser délibérer.

Les 14 jurés devront arriver mercredi au palais de justice de Trois-Rivières avec leur valise, prêts à être séquestrés en vue des délibérations.

Le dernier mot à la Couronne

Le procureur de la Couronne Me Jean-Sébastien Bussière a été le dernier à prendre la parole mardi pour sa plaidoirie.

Il a évidemment présenté une histoire bien différente de celle exposée la veille par la défense.

Le procureur a d’abord regardé tous les jurés en leur disant d’un ton posé que leur tâche était non seulement essentielle pour la justice, mais surtout pour la fillette.

Pour Me Jean-Sébastien Bussière, c’est clair, la belle-mère a enrubanné la fillette au visage puisqu’elle était exaspérée qu’elle tente de sortir de sa chambre.

Le procureur s’en est également pris au témoignage de la consultante en pathologie judiciaire de la défense Anny Sauvageau qui est venue contredire la pathologiste du DPCP sur la cause de décès. 

«C’est à vous de départager le bon grain de l’ivraie» a-t-il dit au jury avant d’ajouter, «Mme Sauvageau vous a-t-elle semblé crédible quand elle vous a dit que la fillette avait un poids santé» en montrant une photo de la fillette.

L’avocat insiste que sans ruban, il n’y a tout simplement pas de décès et rappelle que le frère et le demi-frère de la fillette en ont vu sur son visage.

Me Bussière a dit vouloir guider les jurés pour trouver réponse aux deux questions fondamentales :

1. Est-ce que l'accusée est coupable d'avoir séquestré ou emprisonné la fillette?
2. Est-ce que l'accusée est responsable d'avoir causé la mort de la fillette?

Le procureur a conclu en demandant au jury d’utiliser son gros bon sens.

La parole au juge mercredi

Le juge donnera ses directives et son arbre décisionnel mercredi. 

La version de la défense

L’avocat de la défense a soumis 4 questions au jury pour leur réflexion hier : Où le ruban adhésif a-t-il été apposé? Quand? Par qui? Et pourquoi?

Pour Me Alexandre Biron qui a pris la parole au nom de l’accusée, la Couronne n’a pas été en mesure de démontrer que du ruban adhésif avait été placé sur le nez et la bouche de la fillette énumérant une série de raison qui démontre le contraire.

Même si l'accusée admet avoir mis du tape sur le corps de la fillette, elle ne savait pas que ça causerait sa mort dit son avocat. C'était encore moins son intention...

«L'accusée aimait la fillette, a-t-il ajouté, la question est plutôt de savoir si l'accusée a commis ces gestes en sachant de ca causerait la mort de la fillette...», a lancé l'avocat aux jurés qui devront trancher la question.

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Droit Devant avec Alexis Samson
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