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Gangs de rue à Montréal

«Contrairement à ce qu’on peut penser, il y a beaucoup de jeunes qui veulent se sortir de cet univers»

«Contrairement à ce qu’on peut penser, il y a beaucoup de jeunes qui veulent se sortir de cet univers»
Getty Images/Moment/Chanin Wardkhian
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La violence perpétrée à Montréal est de plus en plus jeune. Comment expliquer ce phénomène?

Difficile de ne pas être choqué par le nombre croissant d’événements violents impliquant des armes à feu par des jeunes à Montréal.

La publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux où l’on voit des jeunes masqués et armés se réjouir du meurtre d’un membre de gang opposé de 16 ans est particulièrement troublante. 

Comment expliquer toute cette violence gratuite?

En entrevue avec Bernard Drainville, René-André Brisebois, coordonnateur du Centre d’expertise de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, a parlé de la difficulté pour les jeunes de certains quartiers chauds de Montréal d’avoir des modèles positifs. 

«Ce ne sont pas tous ces jeunes qui vivent sans leur père. Mais souvent, leurs parents sont absents et ne sont pas en mesure d’assurer une supervision adéquate pour toutes sortes de raisons, dont celle d’avoir de multiples emplois et de ne pas être à la maison. Les jeunes se retrouvent dans la rue à socialiser avec d’autres jeunes qui vivent des conditions similaires, dans des conditions de vie extrêmement difficiles et précaires. Il faut le reconnaître, c’est souvent très difficile économiquement dans ces quartiers. Et quand une famille réussit à améliorer leurs conditions de vie, elle va déménager dans un autre quartier où il y a moins de criminalité. Donc, ça fait en sorte qu’il y a moins de modèles positifs de réussite dans la communauté. Ils sont plutôt en présence de modèles délinquants de réussite sociale»

Comment prévenir cette violence?

Au Centre d’expertise de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, on a recours à d’anciens membres de gangs de rue pour parler aux jeunes criminels. 

«C’est un nouveau projet. On tente de leur faire remettre en question leur mode de vie. De leur faire prendre conscience des conséquences de la banalisation de la violence sur leur vie. Et contrairement à ce qu’on peut penser, il y a beaucoup de jeunes qui veulent se sortir de cet univers, mais qui sont un peu coincés, qui ne savent pas trop comment s’y prendre. Il faut absolument leur donner des alternatives»

«Quand on habite dans un milieu où les rivalités sont très intenses et où le danger est omniprésent, ces jeunes se disent qu’ils aiment mieux se sentir protégés en gang même si le risque est élevé»

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