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Palais de justice de Trois-Rivières

Témoignages chargés au procès de la belle-mère de la fillette de Granby

Témoignages chargés au procès de la belle-mère de la fillette de Granby
GETTY IMAGES PLUS/ ERANICLE

Les premiers témoins se sont fait entendre ce matin au procès de la belle-mère de la fillette de Granby à Trois-Rivières.

Elle fait face à des accusations de meurtre au deuxième degré de la fillette de 7 ans et de séquestration.

Trois témoignages sont venus éclaircir les circonstances du décès de la jeune fille, ceux de la répartitrice au 911 et de deux policiers.

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Notre journaliste Alexis Samson est au palais de justice aujourd’hui pour suivre le procès.

D'entrée de jeu le procureur de la Couronne Me Jean-Sébastien Bussière a affirmé que la fillette aurait été enroulée dans du ruban adhésif.

Témoignage du premier policier sur place

Le policier de Granby Martin Noël, le premier à être arrivé sur les lieux, a livré le témoignage le plus étoffé.

Le policier dit avoir aperçu le corps de la fillette qui baignait dans l'urine et le vomi. Un corps squelettique.

La belle-mère se trouvait dans la résidence à son arrivée.

Pendant ses manœuvres de réanimation, le policier dit avoir remarqué que la peau de la fillette était plissée comme après un bain. Le corps était très chaud et portait des marques aux jambes, aux hanches, aux cuisses et aux avant-bras.

Le policier dit avoir vu des ciseaux par terre pas très loin de ce qu'il a qualifié de ruban adhésif ou plastique.

Il dit avoir été marqué par le regard vide de la fillette qui avait un œil ouvert et l'autre à moitié.

Elle portait une marque à la main droite, une plaie rouge.

Des photos très difficiles à voir ont été présentées au jury.

Peu de temps après l'arrivée des policiers. Des manœuvres de réanimation ont été effectuées. La fillette a été transportée à l'hôpital où son décès a été constaté le lendemain suite à un diagnostic de mort neurologique.

Sa collègue en ajoute

Sa collègue Linda Arpin, arrivée quelques instants après lui est devenue très émotive en racontant les événements au jury.

Elle dit avoir vu une petit fille toute maigre à son arrivée et que la victime avait des traces sur le corps des cuisses jusqu'aux avant-bras comme quand «on met un bandage élastique trop serré» a-t-elle dit.

Elle dit avoir trouvé au sol un amas de plastique «comme une carapace» dit-elle, qui faisait la grosseur du ventre de la jeune fille, environ 4 pouces de large.

La jeune fille avait les cheveux collés sur le visage.

Remise en contexte

Le drame avait ébranlé tout le Québec en avril 2019 alors que la petite était décédée dans des circonstances atroces.

Le jury a été sélectionné à la mi-septembre.

C’est à ce moment que la belle-mère de la fillette de Granby a officiellement plaidé non-coupable à des accusations de meurtre au deuxième degré de la fillette de 7 ans et de séquestration.

Même si les événements sont survenus en Estrie, le procès se déroule à Trois-Rivières à la demande des avocats de la défense.

Le procès du père devait se tenir plus tard cet automne; ça risque toutefois d’aller à début 2022.

Il est accusé de négligence ayant causé la mort, d’abandon d’enfant et d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à la vie.

La fillette a été retrouvée morte à l’hôpital le lendemain que la police l’ait retrouvée en très mauvais état, après un signalement à la DPJ.

Elle était suivie depuis longtemps par la DPJ.

C’est à la suite de ce drame que le gouvernement du Québec a mis sur pied la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse présidée par Régine Laurent.

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