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Démission du cardinal Ezzati: «Une histoire semblable à celle du cardinal Barbarin»

Démission du cardinal Ezzati: «Une histoire semblable à celle du cardinal Barbarin»Photo: AP
Le cardinal chilien Ricardo Ezzati

Le pape François a finalement accepté la démission du cardinal chilien Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago, qui avait présenté cette démission en mai 2018 comme l'ensemble des évêques chiliens à la suite d'une série de scandales d'abus sexuels.

Le Vatican en a fait l’annonce aujourd’hui.

Selon plusieurs médias, une cour d'appel au Chili a confirmé vendredi des poursuites engagées contre le cardinal Ezzati pour ne pas avoir dénoncé des abus sexuels commis par trois prêtres.

L’histoire du cardinal Ezzati rappelle celle du cardinal français Philippe Barbarin, qui est notamment l’un des personnages importants du film du réalisateur François Ozon. 

«Le cardinal Barbarin était, parmi les évêques français, dans la liste des gens pouvant devenir pape. Vu qu'il a été condamné récemment en France pour non-dénonciation d'abus sexuels sur des enfants de moins de 15 ans, sa carrière dans l'Église est terminée. Ce qui est incroyable, c'est qu'il est allé au Vatican remettre sa démission au pape, mais celui-ci l'a refusée.»

«Grâce à Dieu», qui a remporté le Grand prix du jury du Festival international du film de Berlin, traite de la pédophilie dans l’Église catholique. Le film aborde précisément l’histoire de trois victimes d’un même agresseur poursuivent en justice deux personnages en France (le père Preynat et le cardinal Barbarin, qui a gardé le silence) existants de l’Église.

Le pape a refusé tout récemment la démission du cardinal Barbarin, qui a été reconnu coupable le 7 mars de non-dénonciation d’agressions sexuelles. Depuis mercredi, ce refus du pape d'accepter la démission du cardinal a suscité en France l'incompréhension de nombreux fidèles catholiques. Ils estiment que cette décision empêche notamment l'Église de passer à autre chose.

Le film est une fiction basée sur des événements réels. 

«Il y a eu beaucoup de pression. Les avocats du père Preynat, notamment, ont essayé de repousser la sortie du film. C’était une manière de censurer. On a cru que ce film ne sortirait jamais… Heureusement, nous avons gagné le combat juridique. La justice nous a donné raison en disant qu’il était d’utilité publique.»

«Grâce à Dieu» sera à l’affiche le 5 avril au Québec. 

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