L'économie est au coeur de la campagne électorale au Québec, guerre commerciale avec les États-Unis oblige.
Pour l'occasion, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), en collaboration avec Cogeco Média, a invité les cinq principales formations à participer à un débat économique.
Celui-ci, animé par Philippe Cantin et Michèle Boisvert, a été présenté jeudi soir.
Le débat réunissait des figures politiques majeures: Éric Girard (CAQ), Nicolas Marceau (PQ), Adrien Pouliot (PCQ), Michel Leblanc (PLQ) et Alexandre Leduc (QS), autour de thèmes phares comme la conjoncture économique, les infrastructures, le logement, l'environnement d'affaires et la main-d'œuvre.
Écoutez ou réécoutez le débat économique 2026 de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en collaboration avec Cogeco Média.
Quelques moments forts...
Attaqué par plusieurs de ses adversaires, le candidat du Parti québécois, Nicolas Marceau, a défendu avec vigueur l'idée d'un Québec indépendant qui, à son avis, ne souffrirait pas du tout sur le plan économique.
Si le Québec devenait indépendant aujourd'hui, ce serait le pays le plus riche à naître de l'histoire de l'humanité, au moment de sa naissance. Donc, on dispose de moyens incroyables au Québec.
Le représentant de la CAQ, Éric Girard, n'a pas quant à lui pas hésité à attaquer son adversaire péquiste au sujet de la tenue d'un éventuel référendum et de la souveraineté du Québec.
Dans les faits, vous allez créer un climat d'incertitude. Votre projet est mauvais pour l'économie du Québec et vous le savez.
Critiqué pour son cadre financier, Adrien Pouliot du Parti conservateur a tenu à répliquer à des propos tenus par Éric Girard de la CAQ.
Les faux revenus, c'est ça. ''Les entrepreneurs qui restent assis sur leur derrière à rien faire alors qu'on libéralise, qu'on dérèglemente, qu'on baisse leurs impôts...'' C'est méprisant ce que vous dites Monsieur Girard!
Michel Leblanc, candidat du PLQ et ancien président de la Chambre, a souligné à grands traits à quel point il est important que plusieurs acteurs, incluant le gouvernement, interviennent parfois pour maintenir les sièges sociaux au Québec.
Nos sièges sociaux, c'est extrêmement important. Ça nous prend une stratégie, qui est beaucoup plus large que simplement le gouvernement, pour garder nos sièges sociaux ici.
Alexandre Leduc, qui représentait Québec solidaire, a souligné que sa formation politique est bien différente des autres au point de vue économique.
À Québec solidaire, on a une profonde foi dans le modèle québécois, qui est malheureusement beaucoup mis à mal dans la présente campagne électorale. C'est le seul parti qui ne proposera pas d'austérité, de coupes massives de fonctionnaires.