Un récidiviste était de retour devant la cour, jeudi, dans une autre affaire d'agression sexuelle.
Dans ce cas-ci, les événements se sont produits entre 2020 et 2023. En juillet 2023,l'individu a été arrêté pour agression sexuelle armée et voie de faits. Il est donc détenu depuis plus de deux ans.
Accompagnée d'une intervenante du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) et d'un chien d'assistance, la victime a pris la parole en regardant son agresseur dans les yeux.
Malgré la peine et les traumatismes, elle souhaitait adresser une lettre à son agresseur. Dans la lecture de celle-ci, elle illustre les conséquences psychologiques et physiques que les événements lui ont causées.
Cauchemar, idées suicidaires, cicatrices, la liste des conséquences énoncées par la victime est longue.
Dans la salle, l'émotion était à son comble. Plusieurs membres de sa famille et amis étaient présents pour soutenir la femme.
Trouble de personnalité et sadisme sexuel
En fin d'avant-midi, le Dr Maxime Chrétien, psychologue expert en évaluation de délinquant dangereux ou contrôlé, a témoigné devant la cour afin de mettre de l'avant son analyse.
Lors de ses rencontres avec l'accusé, le Dr Maxime Chrétien en est venu à plusieurs diagnostics : trouble de personnalité mixte antisocial paranoïaque, psychopathie et sadisme sexuel.
Selon l'expert, l'ensemble de ses pathologies et les événements des dernières années illustrent le risque élevé de récidive. Il recommande donc une surveillance accrue de l'individu.
"Il ne se perçoit pas comme quelqu'un de violent"
L'expert estime également que les chances qu'il progresse avec des traitements psychologiques sont minces, mais pas impossibles.
Le témoignage du psychologue se poursuivra dans la journée de jeudi. Des preuves vidéos seront également présentées au juge. De son côté, l'accusé sera le seul témoin appelé à la barre par la Défense.
Le juge devrait rendre sa décision en mars.
Rappelons que l'individu avait écopé d’une peine de 22 mois et demi pour des événements qui se sont produits en avril 2013. Il avait déjà été condamné à une peine de 17 mois de prison pour des agressions sexuelles commises en public.