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Location à court terme des logements au Québec

«Un effet sur le tissu social et sur la hausse des prix des logements»

«Un effet sur le tissu social et sur la hausse des prix des logements»
Une vue sur le centre de Cap-aux-Meules, aux Îles de la Madeleine
Photo : Cogeco Média / Jean-François Cyr

Imaginez ceci : vous emménagez dans une petite municipalité en rêvant de vous intégrer à la communauté pour découvrir finalement que vos voisins changent tous les week-ends. C’est la réalité des résidents de plusieurs villes du Québec où 5, 10 et même 38 % des logements servent à la location court terme, selon des données révélées par le FRAPRU.

Le FRAPRU a colligé et dévoilé cette semaine des données sur le nombre de logements utilisés au Québec pour des locations à court terme, de type Airbnb. 

« On peut pointer du doigt le genre de plateforme de location, au sujet de la crise de logement qui existe actuellement au Québec. En partie, du moins. Il y a un effet sur le tissu social de communauté. Airbnb contribue aussi à la hausse des prix des logements. »

D’après le Front d’action populaire en réaménagement urbain, près de 25 000 logements loués à court terme étaient affichés sur la plateforme Airbnb en avril. Certes, la moitié sont à Montréal. Or, cette situation affecte les plus petites municipalités où les locations à court terme privent les citoyens d’une part significative des logements. C’est le cas des Îles de la Madeline. 

« La situation aux Îles de la Madeleine n’est pas très différente de celle décrite par le FRAPRU. L’industrie touristique s’est développée en trois décennies, en collaboration avec les gens d’ici, notamment au sujet de l’hébergement. Ils ont choisi de mieux répartir les retombées économiques de l’industrie touristique. Il y a très peu de chaînes d’hôtel. Le modèle, qui s’est développé chez le résident, a tenu le coup durant quelques années… Finalement, d’autres personnes ont réalisé qu’il y a un commerce intéressant avec [la location à court terme] et elles ont acheté une ou plusieurs propriétés aux Îles. Les maisons sont donc utilisées pour en faire du commerce. Cela provoque un effet pervers. Le prix des propriétés a augmenté. À la Ville, on a adopté un règlement le 8 février, qui interdit une résidence secondaire en lieu locatif à court terme. Bien entendu, elle peut être louée à long terme. C'est l'un des réglements les plus sévères au Québec. »

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