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Manifestants violents en Ontario

«Je suis sûr que ça va contaminer des gens malades»

«Je suis sûr que ça va contaminer des gens malades»
PC
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En fin de semaine, Justin Trudeau a été obligé d’annuler une activité du Parti libéral du Canada en Ontario parce que des manifestants violents ont mis sa sécurité en danger.

Durant cet événement, la foule bruyante scandait des slogans violents à l’endroit de Justin Trudeau. On a même vu des manifestants avec des pancartes sur lesquelles on retrouvait un montage photo de Justin Trudeau sur une potence. 

Des réactions

Les animateurs et chroniqueurs du 98.5 ont commenté cette situation et se demandent si on doit s’inquiéter de cette violence de plus en plus présente dans notre société?

«Évidemment, c’est un petit groupe. Mais les questions qu’on se pose tous : est-ce que ce petit groupe va contaminer? Est-ce que c’est une tendance? Est-ce que ça va prendre de l’ampleur? Est-ce que ça va générer de la violence? Concernant la violence, je pense que oui. Quand tu as un groupe de gens fâchés, ça déclenche un ‘’capitaine Lortie’’ dans son sous-sol. Je suis sûr que ça va contaminer des gens malades. Mais je ne crois pas que c’est une tendance forte au Québec» 

«Dans cette élection, je pense que c’est une tendance avec les anti-vax. C’est une minorité qui fait énormément de bruit. Il faut s’en inquiéter. On a franchi une ligne qui n’est pas acceptable. Ce n’est pas vrai qu’une minorité peut nous prendre en otage, prendre en otage la démocratie. On ne peut pas tolérer ça, ça n’a pas de bon sens. Je suis pour la liberté de parole et d’expression, mais il y a une limite à cette capacité de s’exprimer. En fin de semaine, la ligne a été franchie. On doit condamner et ne plus tolérer ces attitudes» 

«Qu’est-ce qu’on fait avec les chefs de partis comme Maxime Bernier et Éric Duhaime qui surfent avec un certain courant et qui les nourrit doucement?»

«C’est une arme à double tranchant pour Éric Duhaime. Tu ne construis pas un discours politique sensé en surfant sur la colère des citoyens. C’est absolument irresponsable que ces chefs fassent du millage sur la colère des gens. Ça prend plus que ça pour faire avancer une société»

«Il y a eu les gilets jaunes en France, le 6 janvier aux États-Unis, alors il y a un vent de violence dans le discours et dans les gestes. Il y a quelque chose de complètement détraqué dans notre démocratie. Je suis sans mot. J’espère que ce n’est pas trop répandu. Il faut absolument trouver une façon de baisser le ton. Il y a un niveau de tension qui s’est installé dans la population»

«Des anti-vax complotistes, il y en a environ 20%. Mais là-dedans, il y a des gens qui sont critiques des mesures sanitaires. Les vrais crinqués, les vrais agressifs, ils sont moins de 5%»

«J'ai l'impression qu'ils sont anti-tout. Est-ce qu'ils savent vraiment pourquoi ils manifestent? Ce qui les rend encore plus dangereux, c'est qu'ils sont irrationnels. Ce qui s'est passé avec Justin Trudeau, c'est complètement démesuré. Je trouve qu'on s'américanise à un point où ça va nous faire du tort»

«C'est correct de manifester, il n'y aucun politicien qui est au-dessus de la critique. C'est un signe de santé démocratique de pouvoir manifester. Ce qui est troublant, c'est le ton des manifestants. La rage, la haine. Les gens étaient prêts à lyncher le PM et ils se sont dangereusement approchés de lui. J'ose pas imaginer ce qui serait arrivé s'ils avaient mis la main dessus»

Dans sa revue de presse, Paul Arcand a même lancé «Ça commence à faire du fou au pied carré» au sujet de ces comportements radicaux. 

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