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LNH, pandémie et économie

«On doit absolument trouver une solution pour jouer» -Geoff Molson

«On doit absolument trouver une solution pour jouer» -Geoff Molson
PC Archives/Ryan Remiorz

Sport et pandémie ne font pas bon ménage et personne ne le sait mieux que le président du Canadien de Montréal Geoff Molson.

En conversation avec Martin McGuire et Dany Dubé en provenance d’un Centre Bell désert, le propriétaire de l’équipe a parlé longuement du contexte économique entourant son équipe durant la crise du coronavirus. À commencer par le fait que son équipe de hockey lui manque.

« Absolument. Cet été, la ligue a très bien réussi à terminer la saison. Mais comme partisan et dans les corridors, ça me manque aussi. Le retour au jeu, c’est le plus important. »

En dépit de la situation difficile dans laquelle Geoff Molson se trouve placé, il estime pouvoir replacer l’entreprise sur les rails quand le pire sera derrière nous.

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« Oui, nous sommes très confiants. C’est ce qu’on fait depuis qu’on a recommencé à jouer au début août. Notre mode de penser, notre façon de penser, est passé de comment nous allons gérer notre entreprise pendant cette crise, comment on serre les ceintures pour passer à travers la pandémie… Mais depuis le mois d’août, la plupart de nos efforts sont sur le retour au jeu et sur le retour des événements. »

Selon lui, cela passe par les investissements au Centre Bell pour être plus sécuritaire et à la préparation de matchs avec ou sans partisans. Le propriétaire regarde droit devant.

Le défi de la frontière

La Ligue nationale de hockey a pu disputer ses séries éliminatoires dans deux villes bulles canadiennes, à Toronto et à Edmonton. Une reprise des activités en 2021, tant aux États-Unis qu’au Canada, est cruciale selon Geoff Molson.

« C’est probablement le plus grand défi qu’on va avoir. Aujourd’hui, il y a 23 équipes aux États-Unis. Si on fait ce qu’on a fait cet été, avec deux bulles, ce qui est peu probable, ce serait très difficile pour une équipe américaine de venir ici, rester dans l’hôtel durant 14 jours et commencer à jouer des matchs. Il y a plusieurs scénarios possibles, mais au début, c’est fort probable qu’on va jouer contre des équipes canadiennes. »

Jouer ou attendre

Des rumeurs selon lesquelles certains propriétaires d’équipes n’estimeraient pas essentiel de reprendre les activités dès le début de l’année 2021 ont circulé. Geoff Molson n’est pas du nombre.

« Je ne connais pas les propriétaires qui sont contre, mais je suis de ceux qui pensent que l’on doit absolument trouver une solution pour jouer. Regardez juste en Amérique du Nord. J’ai l’impression que la NBA va trouver des solutions. Le baseball en a trouvé. Le Football, la NFL, en a trouvé. Si eux peuvent le faire, nous, on peut le faire.

« Ça va être difficile. Ça va être compliqué, mais c’est tellement important de maintenir la Ligue nationale au moment où les autres ligues le font. Il faut tout faire pour réussir à jouer cette année. »

La NBA dès décembre

La NBA a pris la décision de revenir au jeu en décembre, à peine une cinquantaine de jours après la fin de sa saison 2019-2020. Qu’en pense Geoff Molson?

« C’est agressif, je dirais. Mais peut-être qu’ils ont trouvé une solution. Et j’espère que c’est le cas pour eux. Et notre intention, c’est de trouver des solutions nous-mêmes.  

« C’est inspirant pour moi de voir qu’ils essaient de forcer la situation et de trouver des solutions. Je pense qu’on est rendu à ce point-là, la ligue, les propriétaires et le comité exécutif, on doit trouver des solutions pour jouer. 

« On le voit en Europe, aussi. Il y a beaucoup de nos joueurs qui ont en train de jouer en Europe. Ils ont réussi à trouver des solutions et ils jouent. Même si ce n’est pas avec des partisans dans certains cas, ça peut se faire. Et j’y crois. »

Pas rentable

Peu importe les scénarios potentiels, les dollars ne seront pas au rendez-vous. À court terme, du moins...

« Le plus important pour toutes les équipes, c’est d’avoir des partisans : au Centre Bell et dans leurs propres amphithéâtres. Pour réussir nos chiffres d’affaires, ça prend nos partisans dans les estrades.

« Mais je pense que la marque de la ligue, des 31 équipes, bientôt 32, est importante à maintenir aussi. Avoir nos matchs diffusés à la télévision et à la radio pendant qu’on attend que ça soit sécuritaire pour nos partisans, ça vaut la peine, même si le retour sur cet investissement n’est pas là. »

« Quand on joue sans spectateurs, les seuls revenus qui peuvent rentrer sont la télévision, la radio et une portion des commanditaires. C’est avec ça qu’on travaille. À long terme, ce n’est pas une situation qui est viable, bien sûr. »

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