Si plusieurs médias internationaux ont évoqué une France « à feu et à sang » suite aux importantes manifestations qui se sont déroulées aux quatre coins de l'Hexagone samedi, Georges Mercier tient à nuancer, expliquant que ce n'est pas tout le pays qui a vu des explosions de violence comme à Paris ou à Marseille, par exemple.
En direct de la Provence, l'analyste politique et doctorant à Sciences Po Paris explique que « dans la vaste majorité des régions françaises les trains passent, les gens vont travailler, les commerces sont ouverts. » Il qualifie la situation dans certaines zones d'exceptionnelles, tout en soulignant l'ampleur des dégâts résultant des débordements des manifestations de samedi.
Il affirme également l'importance de bien distinguer les différents acteurs de ces manifestations : la plupart des particippants sont des manifestants pacifiques, notamment des jeunes lycéens, alors d'autres sont des membres de groupscules radicaux de gauche qui cherchent à s'en prendre aux symboles de l'État et aux forces de l'ordre; enfin, il y a les « pilleurs d'opportunités », souvent des adolescents ou des jeunes adultes de quarties défavorisés, qui profitent du désordre pour cambrioler des magasins.
Écoutez l'entretien de Georges Mercier avec Jérôme Landry ici.