Christa Pike, une détenue âgée de 50 ans condamnée à mort au Tennessee, a survécu à deux injections létales de pentobarbital lors d'une exécution ratée, mercredi soir, entraînant l'arrêt des procédures et sa conduite à l'hôpital.
Comment une telle situation peut-elle survenir?
Écoutez à ce sujet le Dr Julien Cavanaugh, professeur adjoint de neurologie à l'Université Emory, à Atlanta, avec Gino Chouinard.
Le Dr Kavanagh présume que l’échec résulte du manque de compétence, de contrôle de qualité et de transparence du protocole.
«Il faut déjà comprendre que l'Association américaine de médecine interdit formellement à ses membres de participer à des exécutions que les laboratoires pharmaceutiques refusent de fournir. Il y a donc un problème de compétence des personnes qui administrent ces médicaments pendant ces exécutions et un problème de suivi de la chaîne d'approvisionnement et de contrôle qualité de ces substances qui sont administrées.»
Ce dernier estime que le produit n'a pas été injecté correctement dans la veine et qu'il s'est retrouvé injecté dans les tissus sous-cutanés.
Amnesty International qualifie ces exécutions d’«artisanales », soulignant la cruauté persistante du système américain.