Plusieurs partis s’engagent à réduire les services offerts aux immigrants temporaires en vue des élections provinciales.
C’est le cas de la CAQ et du Parti conservateur, qui souhaitent prioriser les Québécois et les résidents permanents dans l’accès aux places en CPE, mais aussi pour toucher certaines allocations.
L'ex-directeur général des programmes d’immigration au gouvernement du Québec, Guillaume Vaillancourt, estime que ces mesures sont guidées par une certaine méconnaissance de la réalité vécue par les personnes immigrantes.
Écoutez-le commenter ces promesses électorales, lundi, à La commission.
Il explique que les demandeurs d’asile profitent en réalité de beaucoup moins de services que ce qui est véhiculé.
«C'est déjà très difficile (pour une mère qui demande l’asile) de renoncer à un chèque d'aide sociale bonifiée pour aller travailler au salaire minimum. Pas d'allocations familiales et là, en plus, on lui dit qu'elle ne pourra pas avoir accès à une place subventionnée… On la pousse à rester à la maison avec un chèque d'aide sociale, essentiellement.»