Alors que le Bloc québécois (BQ) commençait à questionner le gouvernement Carney sur l'acceptabilité sociale du projet de train à grande vitesse reliant Québec et Windsor dans certaines régions québécoises, le Parti québécois (PQ) aa lancé un pavé dans la marre aujourd'hui, en disant qu'un gouvernement qu'il dirigerait refuserait tout bonnement le projet, et exigerait qu'Ottawa lui transfère sa part du financement.
Si les dernières prévisions du gouvernement fédéral prévoient un coût total de 60 à 90 milliards de dollars pour le projet, Joël Arsenau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole en matière de transports, explique que son parti suppose plutôt, à la suite de Jean-Denis Garon du BQ, que le projet coûtera plutôt 200 milliards de dollars.
Ainsi, M. Arseneau voudrait que la part de cette somme qui viendrait des contribuables québécois - soit 40G$ - soit renvoyée à Québec: le PQ voudrait par la suite se concentrer sur la rénovation et l'entretien des infrastrucures existantes.
Questionné à savoir si la position péquiste était tout simplement motivée par une opposition au projet dans une perspective de nation-building de la part d'Ottawa, le député madelinot a plutôt prétendu que ce n'est pas le bon moment pour un tel projet, et que les priorités du Québec devraient être l'entretien de ce qui est déjà construit.
Écoutez l'entrevue de Joël Arseneau, député du PQ des Îles-de-la-Madeleine, ici.