Les parents de 157 enfants placés par la DPJ de la Mauricie–Centre-du-Québec ont reçu ou recevront sous peu une lettre les invitant à faire le point sur leur dossier, à la suite de graves irrégularités soulevées par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
Invitée à réagir, la présidente-directrice générale du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Nathalie Petitclerc, a offert ses excuses aux familles touchées, tout en précisant qu'une révision externe de l'inspectrice nationale est en cours.
Écoutez la présidente-directrice générale du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, Nathalie Petitclerc, aborder le tout, mardi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«Je veux m'excuser pour les écarts et les lacunes qui ont été faits et je souhaite rencontrer chacune de ces familles pour pouvoir partager, échanger avec eux.»
Questionnée à savoir si des adoptions allaient être renversées, la PDG a rappelé que le processus judiciaire comporte des limites strictes une fois les délais d'appel dépassés, mais que le CIUSSS souhaite travailler avec les familles pour évaluer des formes de communication, selon les droits et l'âge de l'enfant.
«Ce qu'on peut faire, c'est de travailler avec les familles et voir comment il pourrait y avoir une forme de communication, si c'est possible, selon les droits des enfants, selon l'âge de l'enfant.»
Elle a également refusé de parler d'adoptions sous de «faux prétextes», évoquant plutôt des omissions et un manque de documentation des droits parentaux.
Depuis la sortie du rapport, Mme Petitclerc assure qu'une politique de tolérance zéro a été instaurée et qu'une vingtaine de personnes ont déjà été retirées de la protection de la jeunesse ou incitées à quitter l'organisation.