Nouvellement assermenté comme chef du Service de police de la ville de Québec (SPVQ), Dominic Gaudreau affirme que la ville n'est pas un endroit dangereux, mais qu'il faut tout de même «travailler sur le sentiment de sécurité» qui semble s'étioler dans certains secteurs de la capitale.
En entrevue à Bouchard en parle, M. Gaudreau revient tout d'abord sur son parcours, et son profond attachement à la ville de Québec: originaire du quartier Saint-Jean-Baptiste, il a commencé sa carrière policière comme patrouilleur dans Val-Bélair il y a une trentaine d'années.
À cette époque, la guerre des motards fait rage partout au Québec, et la violence entre groupes criminels fait partie du quotidien des policiers. M. Gaudreau affirme donc être bien outillé pour lutter contre ces organisations. Néanmoins, il explique que les individus appartenant à ces groupes ne sont pas aussi facilement identifiables qu'ils l'étaient à l'époque. De plus, il souligne que de plus en plus de jeunes - et de mineurs - sont recrutés par les gangs de rues afin de commettre des actes criminels.
Finalement, le chef du SPVQ est appelé à commenter l'attaque à l'arme à feu qui a grièvement blessé une jeune femme à Beauport: il répond que Québec, «c'est une grande ville», et que ces évènements vont «malheureusement» arriver.