Le divorce entre Geneviève Guilbault et la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est-il conclu dans le mépris ? Alors que la ministre a annoncé son retrait de la vie politique, les détails entourant son départ révèlent une cassure profonde au sommet de l’État. Jonathan Trudeau a appris que François Legault a appris la nouvelle par les médias.
Pour Jérôme Landry, ce départ n'est pas une surprise, mais le constat est brutal : malgré ses talents de communicatrice, le bilan politique de la ministre dans la région de Québec serait inexistant. « Elle est allée au batte pour bloquer des shoots, mais elle s'est fait trahir par son propre premier ministre sur le dossier du troisième lien », déplore l'animateur. Entre la fameuse « journée des cartables » et le retour impromptu du projet après la défaite dans Jean-Talon, la crédibilité de Guilbault aurait été sacrifiée sur l'autel du cynisme politique.
Au-delà de l'individu, l'équipe de Trudeau-Landry s'inquiète de l'âme même de la CAQ. Avec les départs de figures fédéralistes et l'ascension de profils issus du Parti Québécois comme Christine Fréchette et Simon Jolin-Barrette, la « troisième voie » semble s'évaporer. Landry sonne l'alarme : sans un dialogue sérieux avec des acteurs comme Éric Duhaime pour incarner une véritable droite économique, le Québec risque de « nager dans l’étatisme » pour les décennies à venir.
La CAQ est-elle devenue un simple « PQ sans référendum » ? Écoutez l’analyse complète de l’équipe dans l’extrait ci-dessus.