Le départ de Geneviève Guilbault laisse-t-il un vide immense ou un simple constat de rendez-vous manqués pour la Capitale-Nationale ? Invité au micro de Trudeau-Landry, le maire de Québec, Bruno Marchand, a offert une réaction teintée de diplomatie, mais non dénuée de pointes acérées sur l'héritage laissé par la ministre sortante.
Alors que Jérôme Landry suggère que le bilan de la ministre à Québec frôle le « zéro », Bruno Marchand a préféré botter en touche, affirmant qu'il n'était pas le mieux placé pour identifier ses gains concrets. S'il salue le dévouement de la femme derrière les neuf années de politique, le maire admet que leurs désaccords ont été plus nombreux que leurs points d'entente. « Je n'ai jamais senti que madame Guilbault était capable de nommer le tramway sans que ce soit la peste », a-t-il lancé, attribuant plutôt le salut du projet à François Legault et à l'intervention de CDPQ Infra.
Le maire a profité de son passage pour rassurer les citoyens sur la fiabilité du futur tramway face aux hivers québécois, balayant du revers de la main les doutes soulevés par certains experts. Pour lui, le risque hivernal est inhérent au Québec, qu'on soit en train ou en voiture : « On ne paiera pas sept fois plus cher pour des tunnels afin de gagner trois jours de fiabilité par année. »
Sur le front de l'habitation, Bruno Marchand a terminé sur une note d'espoir en soulignant une hausse record de 80 % des mises en chantier pour 2025, un souffle nécessaire pour contrer une crise du logement qui frappe toujours de plein fouet la classe moyenne.
Le maire de Québec est-il le dernier rempart d'une vision urbaine face à une CAQ qu'il qualifie de « parti de banlieue » ? Écoutez l'entrevue intégrale dans l'extrait ci-dessus.